> Les web-séries Québécoise en état de grâce

13.10.2009

Le Québec a une longueur d’avance par rapport à la France face à la production de web-série. Depuis que Michel Beaudet, le créateur des Têtes à claques, a mis en ligne ses capsules vidéo à défaut de trouver un télédiffuseur, le phénomène s’est popularisé. Un tour d’horizon des nouvelles créations Québécoise était donc obligatoire :

RemYx, nouvelle websérie interactive :

Radio-Canada lance une websérie interactive où les internautes auront leurs mots à dire. La série RemYx présente la vie de jeunes adultes qui sont à l’heure des choix dans leur vie. La série, qui met notamment en vedette Sarah Dagenais-Hakim dans le rôle de Rosalie, sera en ligne depuis peu, et ce, jusqu’au 4 décembre prochain.

Au total, RemYx compte 12 webisodes hebdomadaires, d’environ 4 minutes. Chaque épisode étant le résultat du vote des internautes. Les nouveaux épisodes seront mis en ligne chaque vendredi soir et le public aura jusqu’au lundi midi pour se prononcer sur la direction du prochain épisode. Marie-Claude Blouin signe la réalisation de la websérie. Jetez un coup d’oeil à la vidéo…

La web-série « Temps Mort » :

Découpée en 10 épisodes de trois minutes, la websérie « Temps Mort » raconte l’histoire des survivants d’un cataclysme ayant eu lieu en septembre 2013. Au lendemain de ce « jour zéro », comme le nomme Joël, les lignes téléphoniques sont coupées, il n’y a plus d’électricité, puis la neige se met à tomber. Inspirés par la série américaine Perdus, Éric Piccoli et Julien Deschamps Jolin voulaient au départ faire un moyen-métrage sur le thème de la survie avec pour décor l’hiver québécois.
Avec cette websérie de science-fiction à facture cinématographique, le réalisateur pense que son équipe fait partie d’une nouvelle vague de créateurs du Web. Une association avec MSN et Microsoft est en cours, « d’après leurs analystes, nous pourrions rejoindre jusqu’à 75000 personnes », s’enthousiasme le réalisateur. Un partenariat vient aussi d’être signé avec Dailymotion, qui s’engage à diffuser la websérie sur six de ses plates-formes internationales (Canada, France, Espagne, Grèce, Grande-Bretagne et Allemagne).



La web-série « Chez Jules »:

Jules est propriétaire d’un restaurant qui porte son nom. On ne le voit jamais à l’écran mais les femmes de sa vie ont beaucoup de choses à dire. On suit donc les conversations de sa femme Diane, sa mère Yvonne, Brigitte l’amie de Diane et Sandra, la sommelière de Chez Jules.
La mère de Jules tient un blogue, Brigitte s’impressionne elle-même par le milieu artistique dont elle veut faire partie, Sandra était Sandrâ avant de s’intéresser au vin, Bébé a remporté Pop Idole 2007 grâce au soutien de la Mauricie et Diane, mère de trois enfants, est une prof de philo qui s’intéresse au football. Belle galerie de personnages pour une série divertissante conçue, écrite et réalisée par Geneviève Lefebvre, qui a déjà travaillé à des émissions comme Tribu.com, Hommes en quarantaine et Diva.



La web série « Chroniques d’une mère indigne » :

Le succès du blog d’une trentenaire en congé de maternité lui a valu une version livre, et le succès combiné du blog et du livre s’est transformé en websérie. La première capsule des Chroniques d’une mère indigne a été diffusée encore sur le site de Radio-Canada (www.radio-canada.ca/emissions/mere_indigne/serie1). C’est la comédienne Marie-Hélène Thibault qui incarne le personnage de la Mère indigne, alter-ego de l’auteure du blogue, Caroline Allard. Avec un ton un peu acerbe et/ou irrévérentieux, Les chroniques… osent montrer les côtés plus «obscurs» de l’expérience de la maternité. L’image idéalisée de la mère parfaite est écorchée par le personnage de la Mère indigne qui avoue sa nausée devant la perspective de parler à un enfant au téléphone, ou qui laisse son bébé mâchouiller les gougounes de sa mère.



La web-série « Comment survivre aux week-ends? » :

C’est une série de 13 épisodes qui s’immisce dans l’univers d’Anaïs, de Marie et de Sofie, où les gars font rêver, les vêtements encore plus, et où les drinks sont doubles.
Pourtant, l’amour n’est pas impossible dans leur vie remplie d’excès et de mondanités, au contraire! Les trois agentes secrètes du week-end pourchassent le mâle et se mettent souvent les pieds dans les plats: la diplomatie et le jugement ne sont pas des arts qu’elles maîtrisent…

La web série « Ma Blonde » :

Elle est exubérante, névrosée et vraiment pas reposante. Malgré tout, on ne peut faire autrement que craquer pour elle! Jennifer, le personnage central de la nouvelle web-série Ma Blonde.tv, est ce qui est arrivé de mieux à la webtélé québécoise depuis le lancement de Chez Jules l’été dernier.
Le producteur de la série, Emmanuel Marian Tremblay, vient de mettre la barre haute pour les futurs projets de webtélés au Québec. Tournée par un réalisateur professionnel, Mathieu Grondin, à l’aide d’une caméra RED HD, la facture de Ma Blonde.tv est comparable à celle d’une série télé à grand budget. Ajoutez à cela une comédienne irrésistible, Karen Elkin, des textes punchés et drôles ainsi que des caméos d’acteurs connus (Sylvain Larocque joue dans la première série, Rémi-Pierre Paquin a tourné dans une autre) et vous avez tous les ingrédients pour que Ma Blonde fasse un hit.
Ma Blonde.tv



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