> Les clips du label Warp, forcement culte :
21.01.2010A l’heure où Warp, le label culte qui a toujours refusé de suivre les sentiers battus, vient de fêter son vingtième anniversaire, un retour en texte et en image était indispensable pour comprendre les raisons d’une réussite hors du commun.
Warp, ce sont 158 artistes. Une aventure qui démarre dans le nord de l’Angleterre, en pleine récession économique. En 1989, Margaret Thatcher estPremier ministre depuis dix ans. La ville de Sheffield, entièrement tournée vers la sidérurgie, connaît une période de changements radicaux. Des milliers d’emplois sont détruits. Toute une région est sinistrée par les grèves et le chômage. Steve Beckett, fondateur de Warp, et son ami Rob Mitchell possèdent la boutique de disques la plus courue de Sheffield. Dans les usines désaffectées, une révolution se prépare : le mouvement techno. Steve comprend très vite que quelque chose de spécial est en train de se produire. L’un de ses clients lui fait écouter un son qu’il n’a encore jamais entendu. Le succès de ce nouveau label sera quasi-immédiat. Dès la première année, le single « LFO », du groupe LFO, se retrouve catapulté dans les charts anglais. Forgemaster, Squarepusher, Autechre et Broadcast. Très vite, les DJs de Warp sont considérés comme les plus innovants de leur branche.
George Evelyne est un vieil ami de Steve et de Rob. Il est l’un des DJs de Sheffield qui s’approvisionnaient en disques chez eux. Sous le pseudo « Nightmares on Wax », il a été LA première superstar de Warp. Une autre découverte de Steve Beckett a, elle aussi, fait un carton. Aphex Twinest l’artiste le plus influent de la musique électronique des années 90. Et il a percé avec Warp. Steve Beckett a de l’instinct. Mais il a aussi du flair pour le business. Fin 2004, il signe Maximo Park. Et le succès de ce groupe va obliger le patron de Warp à changer ses habitudes et à jouer dans la cour des grands. Mais le jeu en vaut la chandelle. En Angleterre, le groupe Maximo Park remplit les stades. Des guitares et du rock indie pour renflouer les caisses, un pari risqué pour un label electro comme Warp.
Travailler avec Warp n’a pas que des avantages artistiques. Warp partage ses bénéfices avec ses artistes. Ce qui est plutôt rare, dans ce secteur. Depuis quelques années, Nick Talbot enchaîne les tournées sous le pseudo de Gravenhurst. Pour les clips, les artistes de Warp sont libres de faire ce qu’ils veulent. Des réalisateurs comme Chris Cunningham et Jarvis Cocker sont en train d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire du clip vidéo pop. Les débutants, comme les New Yorkais du groupe de math rock Battles, profitent pleinement de la liberté artistique que le label accorde à ses protégés. La preuve en image :
Aphex Twin « Come To Daddy » réalisé par Chris Cunningham :
Squarepusher – « Come on My Selector » réalisé par Chris Cunningham :
Nightmares On Wax – Aftermath réalisé par George Evelyn :
Prefuse 73 – Point To B réalisé par Sam Smith :
Gravenhurst – Hollow Men realize par Chris Boyle :
Pivot – In The Blood réalisé par Alex Smith :
Maximo Park – Apply Some Pressure réalisé par Grant Gee :
Beans « PaperCut » réalisé par Vashtie :
Jimi Tenor – Take Me Baby realisé par Vito Rocco :
Boards Of Canada – Dayvan Cowboy réalisé par Melissa Olson :
Ghostlawns. Antipop Consortium réalisé par Carlos Arias :












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