> Panos Cosmatos, dark director

11.08.2011

Ce Canadien de Vancouver Island a basculé jeune dans le côté obscur du cinéma. Et pour une bonne raison, il l’a découvert à travers un tabou, comme on crée une obsession sexuelle. Petit, les parents de Panos Cosmatos lui interdisent de regarder les films d’horreur. Mais le gamin est trop curieux. « Je passais des heures dans mon magasin de vidéo à regarder les jaquettes des films d’horreur et de science fiction, et je me faisais ma propre version du film ». Finalement, sa première expérience directe sera Alien. Un film qu’il voit comme on découvre les premières courbes d’une femme au travers d’une serrure. « Mes parents le regardaient dans le salon. J’étais censé être au lit, mais je me suis faufilé et j’ai regardé le film dans le reflet qu’il faisait sur le cadre accroché derrière mes parents ».

Voilà peut-être la meilleure façon de considérer la genèse de son film Beyond the Black Rainbow. Ca ressemble au titre d’un album de métal, et l’histoire n’en est pas si loin. En 1983, un scientifique (décrit dans le script de Panos comme « un vieil homme souffrant et calcifié dans le corps d’un vampire reptilien paraffiné ») qui tente de nombreuses expériences de contrôle mental sur une jeune femme. Panos s’attache plus aux sentiments des protagonistes et à l’atmosphère générale qu’à la logique d’un scénario parfaitement huilé, bref, l’essence même des films d’horreur.

Du côté des influences, Panos revendique une liste hétéroclite allant du poète William Burroughs, à l’artiste fantaisiste Frank Frazetta en passant par la musique électronique des 80’s. Mais le réalisateur a de qui tenir. Ses parents. Ses parents qui regardaient tranquillement Alien pendant qu’un imaginaire se formé caché derrière un angle de porte. Maman Cosmatos est une sculptrice abstraite, et papa, George Cosmatos est réalisateur (entre autre Rambo II : La Mission, et Tombstone l’une de ses dernières œuvres dont les bénéfices ont financé Beyond the Black Rainbow).

Panos est déjà penché sur un nouveau projet. « Un film qui devrait ressembler à un album des Black Sabath ». Dark on vous dit.



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